Un sondage en ligne révèle des informations sur les coupes budgétaires


Un sondage en ligne international met en valeur qu’une immense majorité des sondés considère qu’en matière de réduction de dette nationale, la diminution du budget de fonctionnement d’un État est plus efficace qu’une augmentation de l’impôt sur le revenu ou de la TVA.
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L’explosion des dépenses de fonctionnement des États ces dernières années a endetté de manière significative la plupart des pays développés. La population dans ces pays étant confrontée à une hausse des impôts, à une croissance économique en berne et à une montée du chômage, les gouvernements nationaux se sont endettés de plus de 4,5 milliards de dollars en 2010 - soit près de trois fois la moyenne constatée pour une économie stable ces 5 dernières années.
Cette étude de marché, réalisée dans 10 pays, a mis en valeur la remarquable unanimité des avis dans le monde en matière de lutte contre les déficits nationaux. Une moyenne de 76% des sondés considère que la réduction des dépenses gouvernementales constitue la meilleure alternative. L’accroissement de l’impôt sur les revenus ou encore de la TVA sont des options beaucoup moins populaires avec respectivement 3% et 4% d’avis positifs. 17% des personnes interrogées prônent une action simultanée sur ces trois leviers pour faire baisser significativement la dette nationale.
Dans le climat économique actuel et compte tenu de l’accroissement de la dette des ménages, du chômage, des cas de faillite personnelle, du gel des salaires, le peu de popularité d’une éventuelle hausse des impôts n’est guère surprenant. Chaque concitoyen devant faire des efforts, il semble naturel que leurs gouvernements en fasse de même.
En France, les résultats de cette enquête internet révèlent un plus grand degré de certitude quant aux moyens à mettre en œuvre pour réduire la dette nationale : 89% des sondés considèrent en effet que la réduction des dépenses gouvernementales est la meilleure option. Dans ce sens, l’opinion semble donner raison au Président Sarkozy qui œuvre pour un marché à tendance plus libérale et pour un moindre poids de l’État dans l’économie. Les résultats en Italie sont moins tranchés avec un pourcentage assez élevé (bien que modeste) de sondés demandant une hausse des taxes : d’après ce sondage en ligne, 6% des personnes suggèrent une hausse de la TVA et 9% des personnes une hausse des impôts directs.
Aux Etats-Unis, les avis sont plus partagés. 30% des sondés – soit deux fois plus que la moyenne mondiale – suggèrent de combiner la hausse des taxes avec la réduction du train de vie gouvernemental pour réduire la dette publique. L’augmentation des impôts reste cependant assez impopulaire, 65% des sondés (10 points de moins que la moyenne) restant persuadés que les économies de l’État constituent la meilleure option.
Dans le cadre de sa politique de relance, le nouveau président américain a considérablement augmenté les dépenses publiques. Cette stratégie a rapidement montré ses limites, la dette nationale ayant contraint l’administration Obama à revoir la portée de ses réformes. La réduction des dépenses publiques, si elle est nécessaire, est un exercice particulièrement difficile compte tenu de son impopularité. Ainsi, des compressions de postes dans de prestigieuses universités californiennes ont provoqué une vague d’indignation dans le pays et de nombreux fonctionnaires n’ont pas hésité à se lancer dans une bataille juridique contre les suppressions d’emplois et les concessions salariales.
Comme aux Etats-Unis, une proportion assez significative d’australiens (25%) suggère des mesures simultanées sur l’imposition et les dépenses gouvernementales. Après une période où la dette nationale australienne a presque atteint un milliard de dollars en raison des dépenses et d’emprunts gouvernementaux pour soutenir l’essor des infrastructures et de l’industrie minière, le gouvernement essaie de ramener à un niveau plus raisonnable ses dépenses. 69% des australiens pensent que cela est possible en réduisant les engagements de l’État sur des financements tels que celui de la Rugby League Hall of Fame. L’Australie, comme bien d’autres pays, entre dans une période d’austérité… qui devrait durer quelques années.
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